Arthur RIMBAUD

LITTÉRATURE

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BIOGRAPHIE



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Arthur Rimbaud (Charleville,1854-Marseille,1891 ).
Enfant mal aimé d'une mère autoritaire, il trouve refuge auprès de G.Izambart, son professeur, qui l'encourage dans sa passion de la poésie.
Grand admirateur de Victor Hugo et des poètes parnassiens, il met son talent précoce au service de sa révolte contre l'ordre établi. À seize ans, il s'enfuit, rédige Le Bateau ivre et sa célèbre Lettre du voyant où il expose la voie nouvelle de la poésie. Il rencontre le poète Verlaine, se lie avec lui et ils partent en belgique et en Angleterre. De 1872 à 1873, il compose
Une saison en enfer et Illuminations (poèmes en prose ).
À vingt et un ans, il renonce à la poésie
, part pour l'Afrique où il devient trafiquant d'armes. Il est rapatrié à Marseille en 1871 pour être amputé de la jambe droite et il meurt la mème année.
Son oeuvre visionnaire a profondément bouleversé la création poétique contemporaine



POÈME : LE DORMEUR DU VAL


AUDIO : www.litteratureaudio.com/index.php

    
      Le dormeur du val


C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.





ACTIVITÉS DE COMPRÉHENSION


1. Observe le poème, compte le nombre de strophes et les vers qui les composent. Connais-tu cette forme de poèmes ?


2. Lis le titre. À quoi fait-il penser ?


3. Lis la première strophe.  Relève les élements du décor.


4. Quelles sensations dégage ce lieu ?


5. Dans la deuxième strophe, qui est le dormeur ? Quelles parties du corps sont nommées ?


6. Comment interprètes-tu le vers suivant de la deuxième strophe ? "Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu"


7. Lis les deux dernières strophes, relève le champ lexical du sommeil. À ton avis, qu'est-il arrivé au soldat ?


8. Relève les mots qui expriment ou évoquent la lumière et les couleurs, que constastes-tu dans ce jeu de contrastes ?



Réponses proposées par les élèves : textes.sitego.fr/reponses-dormeur-du-val.html

EXPRESSION PERSONNELLE


Par sa poésie douce et lumineuse, Rimbaud dénonce la tragédie de la guerre. Qu'est-ce que cela suscite en toi ?



Poème : Ma bohème

       

AUDIO

            Ma Bohème



Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;

J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
Oh! là là! que d'amours
splendides j'ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!





Commentaire et interprétation :

abardel.free.fr/petite_anthologie/ma_boheme_panorama.htm


Poème : Voyelles

                  VOYELLES

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !